Orléans et Condé cavalerie
Après le piéton le cavalier, puisque j'alterne la peinture de deux brigades d'infanterie et d'une de cavalerie, en gros.
En ce beau jour d'été, mon armée française du milieu XVIIIe se voit donc augmentée d'une nouvelle brigade équine, composée de deux régiments : Orléans cavalerie et Condé cavalerie.
Orléans Cavalerie
Levé au Piémont en 1630, le régiment est transféré au service de la France en 1635. Il est donné au duc d'Anjou en 1647 par Anne d'Autriche. Renommé « régiment d'Orléans cavalerie » le , à la mort de Gaston, frère de Louis XIII qui transfère par son décès le titre au petit frère du roi en vie. Il (le régiment, pas le duc) est licencié le , à l'exception de la compagnie qui appartenait au duc d'Orléans (ex duc d'Anjou) et qui entre dans la composition du corps quand il est rétabli le . Le régiment est engagé dans toutes les guerres de Louis XIV et Louis XV. Pendant la guerre qui nous intéresse ici, il participe à la campagne de Bohême en 1741, de Flandre en 1746 et en 1747. Il est présent à la bataille de Lauffeld.

Condé cavalerie
tenue d'officier et trompette en 1760C'est l'ancien régiment d'Enghien cavalerie (1635-1646), qui est renommé « régiment de Condé cavalerie » le . Entraîné dans la rébellion de son chef, le Grand Condé, le régiment est appelé en 1649 au blocus de Paris lors de la Fronde. Le régiment est cassé, pour la forme, par un arrêt du , mais il n'en continue pas moins à guerroyer contre les troupes royales. Il est rétabli sur les contrôles le à la suite d'un raccommodement passager du prince de Condé avec le cardinal de Mazarin. Il en est de nouveau rayé le suivant, et passe plusieurs années dans les rangs ennemis avec les espagnols et les lorrains. Après le Traité des Pyrénées, le « régiment de Condé cavalerie » rentre au service du roi le et il est réformé le . Rétabli le , il est ensuite engagé dans toutes les guerres de Louis XIV et Louis XV.
Pendant la Guerre de Succession d'Autriche il fait la campagne de Bohême, est présent à Dettingen (1743), à Rocoux (1746) et Lauffeld (1747).
En 1740, l'habit est gris-clair, sans revers. Culotte de buffle jaune, revers de manches et basques de l'havit rouge, métal blanc. La livrée est celle de la maison de Condé : chamois à liseré blanc, gilet, culotte et revers de manche rouge. Le tapis de selle et les fontes sont chamois, liserés de rouge pour la troupe et argent pour les officiers.
C'est la seconde brigade de cavalerie du Corps du vicomte de la Grivoise qui en comptera cinq/six au maximum, selon les configurations de l'armée.
Il me reste par conséquent trois brigades de cavalerie de ligne et trois de cavalerie légère à peindre. Sept brigades d'infanterie régulière, une d'infanterie irrégulière, et une d'infanterie d'élite. Enfin deux batteries d'artillerie devront sortir de l'atelier pour finir ce projet pharaonique de 751 figurines... On y croit !
Bilan figurines : 56.
Bilan bâtiment : 0.
Bilan rénovation : 0.
Ludiquement vôtre.
Prince Fafa.



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