Teutons en bonnet à poils

 

Avant toutes choses, bonne année à tous et surtout bonne santé !

Entre un petit virus bien fatiguant, des compétitions sportives qui se sont enchaînées, une chouille, la gestion de la vie courante, une fin d'année en apotéose, le temps consacré à mon hobby préféré c'est réduit comme peau de chagrin, allongeant démesurément les délais de peinture. 

J'inaugure ici l'année par le second corps de cavalerie de mon armée française XVIIIe siècle. Il sera aux ordres d'un officier de renom : le Vicomte de la Grivoise et sera composé d'au maximum cinq/six brigades de cavalerie régulière et/ou irrégulière. 


Comme vous l'avez compris d'après le titre de ce billet, la dernière création est composée de recrues qui parlent une langue gutturale qui se crie plutôt que se chuchote, à savoir la langue de Goëthe. Notre brigade de cavalerie est en effet constituée de deux régiments étrangers d'origine germanique : Royal-allemands et Nassau-Sarrebrück cavalerie. Deux régiments de mercenaires allemands au service de sa Majesté Louis XV. A l'époque, que ce soit dans l'infanterie ou dans la cavalerie, il y a de nombreux régiments de mercenaires dans toutes les nations européennes et le royaume de France paie une foultitudes d'unités de ce type. L'allemand s'exporte en Piémont, en Hollande, en Prusse et ... en France.

La particularité de ces deux belles plaquettes, outre les variantes de bleu qui composent les uniformes, c'est le port d'un couvre-chef plutôt rare dans la cavalerie : le bonnet à poil. 

a gauche, figurine ébarbée et avec l'enduit sur la plaque frontale 
 
 
 cavalier transformé en porte-guidon 

La brigade de Royal-allemands est à bonnet, et à poil ! C'est du Old-Glory 15, référencé SYF15 et légèrement modifié par mes soins : la plaque frontale du couvre-chef, absente pour ces deux régiments, est recouverte par l'application de roche liquide. L'une des figurines est transformée en porte-guidon par forage et limage, afin de pouvoir fièrement déployer un drapeau régimentaire par plaquette.
 

la brigade en ligne

Royal-allemands cavalerie : 

 
planche de Rigo

Levé en 1639 par le duc de Saxe-Weimar pendant la guerre de Trente-Ans, ce corps participa à toutes les campagnes militaires de la France sous Louis XIV et Louis XV. Lors de la Guerre de Succession d'Autriche, il est de la campagne de Bohême puis en Allemagne, il participe à la bataille de Dettingen en 1743. En 1745 il retourne en France, puis fait la campagne des Flandres, où il est impliqué dans la bataille de Lawfeld en 1747.

 
L'uniforme est composé d'un habit bleu foncé aux revers de manches en pointe rouge (moi, j'ai ajouté un liseré blanc et une patte, comme dans le Liénard et Humbert et la figure au centre de la planche de Rigo), il est agrémenté de boutonnières tressées blanches, d'un gilet rouge et d'une culotte en peau. Les buffletteries sont en cuir naturel et le bonnet d'ourson est en fourrure noire, avec une flamme rouge à gland blanc en son extrêmité. Les poches de l'habit sont d'une forme originale. Enfin, la housse de cheval, les fontes sont en bleu foncé liserés de blanc. Le métal est le blanc.

 

Nassau-Sarrebrück cavalerie : 

Le Prince Guillaume Henri de Nassau-Sarrebrück possède l'une des principauté les plus petites du Saint-Empire-Romain-Germanique et s'évertue à composer avec son puissant et dangereux voisin qu'est le royaume de France. Pour ce faire, il loue ses services (et ses troupes) à celui-ci, comme beaucoup de petits princes allemands à l'époque. Nous avons déjà peint l'infanterie de cette principauté, un joli régiment sorti en novembre de l'année dernière et embrigadé avec Lowendhal-infanterie (voir notre article).

  

d'après une planche de Jouineau  

En 1744, à sa levée, le régiment est habillé de bleu clair avec distinctive jaune paille aux revers de l'habit et aux manches. La veste est de buffle paille avec un liseré rouge foncé, la culotte est en peau. Les buffletteries sont blanches et le bonnet noir, sans plaque frontale, comme le régiment précédent. 

 
C'est donc une très jolie unité qui tranche avec les autres, par des éléments distinctifs particulièrement reconnaissables. Pour tout dire, c'est ce qui est attirant dans l'Ancien Régime, les uniformes sont variés d'un régiment à l'autre, à la grande joie du peintre. Cette armée française, même dominée par une couleur d'uniforme gris-clair un peu palote, reste finalement fort variée et colorée, et puis les étendards participent grandement à la variété de l'ensemble.

 
la brigade en colonne

Bilan figurines : 8

Bilan bâtiments : 0

Bilan rénovations : 0

 

Ludiquement vôtre. 

 

Prince Fafa 

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