Poiré ou cidre ? Normandie en avant !

Aujourd'hui, nous partons dans un pays pluvieux ou la population autochtone, aux lointaines origines germaniques est réputée pour son indécision, sa production laitière, son élevage équin, sa cuisine à la crème fraîche et ses ducs, qui un jour, ont envahit la perfide Albion : je parle bien entendu de la Normandie.


Pourquoi ce choix ? Aucun lien familial, des amis y sont originaires effectivement et je les salue au passage, mais c'est l'uniforme - d'une sobriété à la limite de la tristesse la plus profonde - qui a guidé mon choix : gris, gris et gris
(et argenté pour le métal), bref en accord avec la météo locale... 

Drapeau d'ordonnance de Normandie-infanterie

régiment de Normandie de 1734 à 1757 

Quand je vous avais dit que c'était sobre, c'était pas du flanc... pas de fioritures dans la peinture pour cette brigade. Seuls les officiers se distinguent un peu de l'ambiance générale, par les revers de manches noir... "Youhouuu" c'est la fête des couleurs !

 
 
La brigade en ligne

Cette unité fut créée en 1615, mais remonte en fait au "bandes de Normandie" datant de 1574. C'est donc une des unités les plus anciennes de l'armée française qui faisait partie des six "Grands vieux", les six plus anciens régiments d'infanterie du royaume de France. En 1740 l'unité compte quatre bataillons, comme tous les "Grands vieux", d'où le fait qu'elle englobe deux plaquettes, comme "Picardie-infanterie" précédemment sorti des ateliers princiers, l'été dernier.


 La brigade en colonne

"Normandie en avant" est la devise du régiment et non "On est pas là pour rigoler, on est là pour hacher" qui est celle d'un collègue et ami normand. Devise qu'il crie surtout quant il croise une none dans la rue, avec son instrument en mains (avec un "s" à mains, car il a un instrument à deux mains)... la hache ?

à renseigner 

Pendant la Guerre de Succession d'Autriche, Normandie-infanterie est sous les ordres du marquis de Talleyrand-Périgord dont voici les armoiries. L'unité est à Fontenoy, son colonel de marquis est tué au siège de Tournai en 1745, immédiatement remplacé par le comte de Talleyrand-Périgord, fils du précédent, âgé de 18 ans seulement.


Comme pour Picardie, les grenadiers du régiment portent un bonnet en peau d'ours et sont placés au centre de la brigade.

Avec cette douzième brigade d'infanterie de ligne, c'est la moitié de mon infanterie "réglée" française qui est peinte, soit 288 figurines... encore deux/trois ans de boulot au rythme que je tiens... pas fou, d'autant que j'ai maintenant de quoi peindre l'équivalent en anglo-hollandais, mais bon, tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir. 

En plus, une armée prussienne de la même période attends chez un pote, j'ai quelques années de peinture devant moi avec ce stock, faut que je me calme sur les commandes désormais. Pour les guerres en dentelles, quelques sachets encore, mais je vais m'arrêter bientôt au niveau des investissements, j'aurais de quoi jouer 3-4 armées différentes.

 

Bilan figurines : 32

Bilan bâtiments : 0

Bilan rénovation : 0

 

Ludiquement vôtre,

 

Prince Fafa


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